PPU Ste-Marie, la suite…
J’ai assisté personnellement à toutes les présentations verbales et de mémoires. J’en suis ressorti avec une grande fierté d’appartenir à un quartier ”moche” mais ”en santé”. Moche parce qu’il a été laissé trop longtemps à l’abandon comme le reste de l’est de Montréal, mais aussi en santé grâce au dynamisme de plusieurs personnes et organisations qui ont leur quartier à coeur et qui ont amené des multiples suggestions intéressantes pour l’améliorer et l’embellir. La ville de Montréal avec le PPU St-Marie nous offre l’occasion, même si sa forme et son contenu sont discutables, et même si les dés semblent parfois joués d’avance, de se pencher sur une vision d’ensemble de notre quartier et de formuler ce que nous voulons qu’il devienne.
Le président de la commission de l’Office de consultation publique a mentionné que le rapport de la commission sera remis en juillet au comité exécutif de la ville en juillet. Il sera ensuite transmis aux élus de l’arrondissement et sera rendu public par la suite. La version définitive du PPU devrait être soumise à la consultation en 2012. Comme une somme de plus de 10 millions de dollars déjà été votée par l’arrondissement pour la rue Ontario et une somme équivalente pour le Pôle Frontenac on est en mesure de se demander si l’arrondissement n’ira pas de l’avant dans ces deux pôles d’intervention avant la prochaine consultation sur le PPU. Les fonctionnaires nous ont déjà dit que les citoyens seraient consultés sur chacun des projets à venir découlant du PPU. Quand on connaît le manque de transparence concernant les tractations en cours derrière des portes closes entre la ville et des promoteurs comme le futur propriétaire de La Place Frontenac, la Société d’Habitation De Montréal ( SHDM ) au sujet d’une éventuelle construction au-dessus de l’édicule du métro Frontenac, ou avec l’Association des commerçants de la rue Ontario en ce qui concerne sa revitalisation, on peut avoir des doutes.
Des questions fort pertinentes
Un intervenant de la dernière soirée des audiences se demandait pourquoi le quartier est sous-développé comparativement à d’autres quartiers de Montréal et pour quelles raisons le pourquoi des choses n’est pas abordé dans le PPU, disant que l’on doit faire un bon diagnostic avant de procéder à l’opération PPU. Pourquoi le quartier a-t-’il perdu environ 75% de sa population en quelques décennies passant de 90,000 à 21,000 personnes ? Pourquoi la trame urbaine a-t’-elle été brisée à plusieurs endroits entre les différents secteurs du quartier suite aux nombreuses démolitions pour donner naissance à des édifices comme la tour de Radio-Canada et son immense terrain de stationnement adjacent ? Pourquoi des places publiques comme le Square Papineau sont-elles disparues ? Pourquoi existe-t’-il un aussi grand nombre de terrains laissés à l’abandon depuis des années faute de projets ? Pourquoi notre quartier est-il considéré comme avant tout comme un lieu de passage en voiture entre différents secteurs de la ville et vers l’extérieur de la ville et non avant tout comme un quartier habité ?
Ce sur quoi nous nous entendons
Les soirées consacrées aux présentations verbales et aux mémoires ont permis de constater que les orientations générales du PPU font consensus. A savoir améliorer la qualité de vie dans le quartier, accroître sa population, densifier l’habitation et développer son économie.
Les divergences apparaissent
Si l’on s’entend sur les orientations générales il est loin d’être certain que l’on peut s’entendre sur les moyens à prendre pour concrétiser ces orientations. La population de Ste-Marie est à 84% locataire et le logement social constitue 23% du parc de logements locatifs. Un constat présent chez certains intervenants est que la proportion de la population vivant sous le seuil de la pauvreté ( 42% selon le PPU ) est trop élevée dans le quartier et qu’un meilleur équilibre est souhaitable. De plus l’un des acteurs du quartier a mentionné la présence de gens problématiques qui causent préjudice notamment aux commerçants de la rue Ontario. La question qui se pose alors est comment rétablir cet équilibre souhaité. Pour certains on peut supposer dans leurs sous-entendus que le problème se réglera de lui-même en accueillant dans l’avenir exclusivement des personnes plus aisées et qu’avec la hausse des loyers que le développement entraînera dans l’ensemble du quartier les personnes plus démunies et parfois indésirables émigreront ailleurs comme nous l’avons vu dans d’autres quartiers avec la gentrification. Si nous sommes peut-être d’accord sur le diagnostic nous ne sommes pas nécessairement d’accord sur les solutions.
L’enjeu majeur qui ressort donc des audiences est comment faire de Ste-Marie un quartier plus habité et plus dynamique en accueillant des gens plus fortunés et notamment de nouvelles familles tout en préservant la population plus démunie et parfois problématique qui représente près de la moitié de sa population. Ste-Marie est un quartier voisin du centre-ville et un refuge pour les gens moins fortunés où plusieurs logements privés sont relativement moins chers qu’ailleurs mais souvent en mauvais état. Un boom immobilier rapide et de grande ampleur entraînerait une forte spéculation immobilière, une rénovation rapide des logements existants accompagnée d’une forte hausse des loyers. S’ensuivrait un exil des plus démunis.
L’une des conséquences d’un taux élevé de pauvreté est également la faiblesse du pouvoir d’achat qui entraîne une rareté de l’offre commerciale notamment dans le domaine d’alimentation, et le prix du panier de provisions y est en conséquence plus élevé qu’ailleurs étant donné la faible concurrence. L’arrivée de nouveaux résidents plus fortunés entraînerait une augmentation de l’offre commerciale mais les prix ne seraient pas abordables pour les plus démunis dans certains des nouveaux commerces si l’on se réfère à l’expérience du Plateau Mont-Royal par exemple. Plusieurs des petits commerçants actuels devraient également partir incapables de suivre l’augmentation de leur loyer et céder leur place à des commerces bon chic bon genre comme au Marché St-Jacques. Il faut donc au niveau commercial faire en sorte de garder une grande mixité de l’offre et prendre les mesures nécessaires.
Si on pense aux infrastructures déficientes ( espaces verts, aqueduc , transport en commun par autobus etc. ) le faible nombre de résidents, 21,000, la pauvreté et le grand nombre de terrains en friche sans revenus substantiels pour l’arrondissement et la ville sont des facteurs qui expliquent, sans le justifier, les faibles investissements dans le quartier et le grand rattrapage à faire maintenant.
Il y a aussi l’aspect quantitatif qui est à considérer dans le développement à venir. La ville dans son PPU parle de 2,000 nouvelles unités de logement alors que le Comité logement Ville-Marie parle d’une possibilité de 6,500 unités. La différence est grande et l’ampleur de la transformation tout comme son échéancier entraînera des conséquences bien différentes en ce qui a trait à la capacité d’accueil, les infrastructure nécessaires et les conséquences pour les résidents actuels.
Habiter Ville-Marie, une coalition dont fait partie le Comité logement Ville-Marie, revendique 30% de logement social dans les futurs projets d’habitation de 100 unités et plus, et le versement d’une contribution financière de la part du promoteur dans un fonds spécial dans le cas d’un projet de 20 à 99 unités. Le logement social est l’une des solutions mais pas la seule. D’autres mesures doivent être prises pour aider les petits propriétaires à entretenir leur immeuble et leurs logements tout en gardant les loyers à un prix raisonnable, alors que l’on doit imposer aux plus gros propriétaires, souvent des sociétés immobilières, d’entretenir également leurs immeubles et leurs logements, tout en contrôlant le prix des loyers pour les locataires. Des sommes substantielles devront provenir des profits réalisés par les promoteurs de projets et également des nouveaux revenus de l’arrondissement et de la ville générés par les nouveaux projets. Seuls des mesures et programmes adaptés à Ste-Marie et mis en place par l’arrondissement Ville-Marie et la Ville de Montréal en collaboration avec les autres paliers de gouvernement peuvent permettre d’atteindre un tel objectif.
L’amélioration de la qualité de vie
Un autre enjeu important est l’amélioration de la qualité de vie dans le quartier prioritairement pour les résidents actuels et également pour ceux qui les rejoindront dans les prochaines années. Cette amélioration passe par l’aménagement d’espaces verts, d’ilots verts et de corridors verts reliant différents lieux du quartier et une plus grande place occupée par les piétons et les cyclistes dans l’espace public dont les rues du quartier. Elle passe également par une plus grande convivialité de la rue Ontario comme rue commerciale de proximité avec l’ajout de verdure et de mobilier urbain. S’ajoute à ces deux considérations la réduction substantielle de la circulation de transit, l’apaisement de la circulation locale et la sécurisation des déplacements pour les résidents. On peut également mentionner l’ouverture d’une fenêtre sur le fleuve avec vue sur le Pont Jacques-Cartier en aménageant une bande cyclable et piétonnière dans le prolongement du Parc Bellerive.
La construction de nouveaux immeubles
Les intervenants privilégient à quelques exceptions près la construction de nouveaux immeubles respectant la hauteur actuelle de la plupart des bâtiments actuels du quartier,soit environ trois étages. Certains sites comme pourraient faire exception comme le secteur des Tours Frontenac, le secteur de l’ancien Square Papineau voisin de Radio-Canada et les Portes Ville-Marie aux environs des rues Delorimier et Ste-Catherine en faisant attention de ne pas couper la vue sur le Pont Jacques-Cartier. Pour d’autres cette exception pourrait s’étendre à proximité du siège social de la Sûreté du Québec. Il est inquiétant pour plusieurs de voir se préciser les intentions de la ville de construire des immeubles de 6 à 8 étages en bordure immédiate de la rue Ontario au futur Pôle Frontenac et au-dessus du métro Frontenac en lien avec le réaménagement de la Place Frontenac, et ce au nom de la densification et de la rentabilisation des abords des stations de métro. Ce choix au lieu de respecter l’ouverture des lieux actuelle et d’améliorer la qualité de vie des résidents rendrait les lieux écrasants en construisant des bâtiments plus haut que ceux existants dans l’espace environnant actuel.
Le Pôle Frontenac
L’idée d’une grande place publique, au coeur du quartier et voisine du métro Frontenac semble faire consensus. Plusieurs expriment cependant l’opinion que cette vaste place publique ne pourra être aménagée qu’en reliant l’espace adjacent à la station de métro et à la maison de la culture avec le terrain actuellement vacant coin nord-est de l’intersection Ontario et Du Havre. Le projet de grande place publique devrait également inclure et se réaliser en complémentarité avec le réaménagement de la Place Frontenac dont l’immense terrain de stationnement qui sera relocalisé au sous-sol. L’argument à savoir qu’il s’agit d’un terrain privé et que la ville ne peut y intervenir ne tient pas la route. Le futur propriétaire devra sans doute demander des dérogations pour procéder et la ville pourra alors négocier avec lui l’inclusion d’un place publique. Il sera sans doute alors possible d’en arriver avec la participation des citoyens et organismes ressource à réaliser collectivement un beau projet sur le site qui, incluant le métro, la maison de la culture et le Centre Malépart, sera le nouveau lieu central du quartier Ste-Marie, et ce tant au profit du promoteur que de la collectivité.
La mixité de fonctions
Plusieurs intervenants se sont montrés d’accord avec la consolidation du pôle Parthenais au nord d’Ontario comme pôle d’emploi culturel. D’autres ont proposé un secteur mixte emploi-habitation toujours sur Parthenais mais au sud d’Ontario. Un intervenant a aussi proposé de conserver comme pôle d’emploi le secteur de la rue De Rouen près du viaduc.
La gare de triage Hochelaga
Une dame du Canadien Pacifique est venue expliquer l’importance de la cour de triage Hochelaga pour l’entreprise pour laquelle elle travaille et elle a aussi expliquer que le CP compte y doubler son activité dans les prochaines années. Le CP a aussi mentionné la nécessité d’éviter la construction de nouvelles habitations trop près des lignes de chemin de fer, ce qui annonce dès le lendemain de l’arrivée des nouveaux résidents des insatisfactions et un conflit avec les entreprises ferroviaires. L’entreprise dit ne pas avoir été consultée par la ville avant l’annonce de la construction de 200 logements pour les aînés et les femmes en difficulté sur Ontario sur un espace voisin de la gare de triage. En fait qui a été consulté sur ce projet ?
La rue Notre-Dame et l’accès au fleuve
Plusieurs intervenants ont exprimé leur déception que la ville, prétextant que le développement du secteur relève de la juridiction du Ministère du transport du Québec et du Port de Montréal, n’intègre pas le secteur dans le PPU avec des hypothèses d’aménagement. Plusieurs ont aussi proposé que la ville prenne l’initiative d’aménager une promenade piétonnière et cycliste au sud de la rue Notre-Dame intégrant le parc Bellerive, et se prolongeant vers l’ouest jusqu’à la rue De Lorimier et le Pont Jacques-Cartier.
Il est aussi proposé d’aménager sur la promenade portuaire à la hauteur de la rue
De Lorimier un structure bétonnée au-dessus de la voie ferrée pour offrir une perspective sur le fleuve et également relier notre quartier au Vieux-Montréal par un lien piétonnier et cyclable. Si la courbe de la ligne ferroviaire du CP menant de la cour de triage Hochelaga au Vieux-Port était redirigée vers l’est comme le suggèrent certains nous pourrions dès lors obtenir pour les résidents de Ste-Marie et les visiteurs un véritable accès au fleuve.
Plusieurs s’opposent par ailleurs à la construction d’immeubles en hauteur sur le côté nord de la rue Notre-Dame comme l’envisage le PPU et inclus dans le mémoire de Projet Montréal, ce qui dresserait un mur entre les propriétaires d’éventuels condos de luxe avec une magnifique vue sur le fleuve et les résidents plus pauvres des rues voisines et habitant derrière ce mur. On pense tout de suite au canal Lachine où des condos de luxe ont vu le jour dans d’anciennes usines alors que la rue commerciale voisine la rue Centre est dans un état déplorable et que ce type de développement n’a jamais profité aux résidents moins fortunés du quartier.
Comment financer le développement
Le modèle traditionnel malheureusement présent même dans le mémoire présenté par Projet Montréal envisage que le développement du quartier s’autofinance. Un exemple. Financer l’aménagement d’une ligne de tramway et d’une bande verte au sud de la rue Notre-Dame avec les revenus fonciers générés par la construction d’édifices de 6 à 8 étages, sans doute des condos de luxe avec vue et plus tard accès au fleuve, sur la bande verte et la piste cyclable actuelle au nord de la rue Notre-Dame. Avec ce même raisonnement on en vient aussi à proposer la construction d’un édifice de 10-12 étages sur l’édicule du métro Frontenac et des édifices de 6-8 étages en bordure de la rue Ontario sur le terrain de stationnement actuel de stationnement de la Place Frontenac pour que le projet de réaménagement du centre commercial soit le plus rentable possible tant pour le futur acheteur que pour la ville.
Un autre modèle plus innovateur viserait à financer le développement du quartier à partir des profits engendrés par ce même développement tant pour les promoteurs que pour la ville mais également par une contribution significative des autres paliers de gouvernement pour atténuer l’impact du développement sur la partie de la population la plus démunie, les petits propriétaires et les petits commerces du quartier.
Un modèle de développement original et mobilisateur
C’est seulement avec l’adoption d’un modèle de développement original et la mobilisation citoyenne que l’on pourra faire dans Ste-Marie différemment d’ailleurs à Montréal, au Québec ou ailleurs dans le monde. Contrairement à ce qu’on dit certains lors des consultations la gentrification à outrance de notre quartier n’est pas inévitable. En plus de la mobilisation de la mobilisation citoyenne il est primordial d’épauler le Comité logement Ville-Marie dans sa recherche de financement. Le travail qu’il aura à accomplir dans les prochaines sera gigantesque et il a besoin dès maintenant des ressources nécessaires pour suivre de près ce qui se passe et venir en aide notamment aux locataires les plus démunis. Chaque locataire, chaque logement, chaque immeuble, chaque terrain devra être suivi de près dans les prochaines années dans le contexte du boom de développement que pourrait connaître notre quartier suite au PPU et le rôle du comité logement comme chien de garde est crucial.
Des décisions ont peut être déjà été prises sur des projets précis dont nous commençons maintenant mais un peu tardivement à connaître les détails, du moins en ce qui concerne le Pôle Frontenac et la rue Ontario, ce dernier projet étant déjà en cours de réalisation. On nous fera peut-être discuter lors d’un prochaine consultation à savoir si les arbres ou les plantes à venir sur la rue Ontario seront de quelle espèce et si les édifices sur la rue Ontario au métro Frontenac auront 6 ou bien 8 étages mais ce sera tout. Si l’on veut que la réalité soit différente il nous faut s’organiser et établir un rapport de force le plus tôt possible.
Conclusion
Le PPU actuel est l’occasion de reprendre notre destinée en main comme résidents et citoyens de Ste-Marie, de se regrouper, d’agir collectivement et de porter un grand coup suite à consultation sur le PPU où nous avons eu l’occasion de réfléchir sur notre quartier. Nous pouvons le faire si nous avons un consensus sur les orientations que nous partageons et sommes d’accord sur des projets porteurs d’avenir pour les gens qui habitent Ste-Marie et veulent y demeurer tout en projetant le quartier dans l’avenir et en y accueillant des nouveaux résidents.
Pour ce faire nous ne pouvons compter en premier lieu que sur nous-mêmes pour imposer une vision d’ensemble et créer un rapport de force citoyen avec la ville. Le comité logement Ville-Marie de par sa préoccupation principale autour du logement et pour les plus démunis est un allié naturel pour nous dans cette bataille qui s’échelonnera sur des années mais qui débute dès maintenant. Le Comité logement Ville-Marie qui est sous-financé paie sans doute le prix de la nature politique de son engagement dans le milieu et dans le mouvement des comités de logement et le FRAPRU. Nous pourrons en cours de route faire alliance avec d’autres organismes du quartier sur certains enjeux et certains projets mais les organismes ont ici comme ailleurs au Québec des mandats sur des dossiers particuliers et leur rôle de sous-contractants pour la ville et l’état québécois et financés par eux les rend très réticents à s’impliquer dans des batailles plus globales et plus politiques. Pour mener à bien cette opération d’envergure qui risque de changer profondément le visage du quartier d’ici quelques années il faut une mobilisation citoyenne de tous les instants, des promoteurs imaginatifs, et un leadership politique courageux et éclairé.
Nous devons utiliser plusieurs éléments tactiques dans notre stratégie mais la mobilisation citoyenne est notre seul gage de succès car les forces de l’argent sont encore une fois bien puissantes et les élus malheureusement à leur service avec parfois de nobles intention de donner à la Ville de Montréal les moyens de ses ambitions en visant à ce que les projets de développement s’autofinancent alors que la solution se trouve ailleurs, c’est à dire d’aller chercher avec les autres paliers de gouvernement l’argent où elle se trouve c’est à dire dans les revenus des grandes entreprises, les transactions financières, la spéculation immobilière et des redevances dignes de ce nom dans l’exploitation de nos ressources naturelles, en plus des abris fiscaux et des paradis fiscaux.
Parmi les moyens à utiliser il nous faut dès maintenant utiliser l’action directe et la désobéissance civile pour créer une onde de choc et mettre sur la table les véritables enjeux du PPU et dénoncer les fausses consultations de la ville et de l’arrondissement. L’autre moyen à privilégier est la conscientisation, l’éducation et la mobilisation des citoyens. Une autre forme d’action est l’expression démocratique sans relâche dans les moyens de communication à notre disposition, et une présence assidue et une prise de parole à tous les conseils d’arrondissement pour garder les élus et les fonctionnaires sur le qui vive. Il est également important de créer des liens entres les groupes de citoyens et associations de
résidents du quartier pour créer des consensus sur certaines orientations, certains enjeux ou certaines actions à mener en commun.
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